23 janvier 2017

Le leader s'inscrit dans le changement ! L'équation de la confiance

L'équation de la confiance 

à l'épreuve des faits 

Par Deloitte

Leader et changement - Equation de la Confiance


Gérald Karsenti (HPE) : "Le leader du futur s’inscrit dans le changement"
Président de Hewlett Packard Enterprise France et vice-président des ventes pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, Gérald Karsenti est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages, dont le dernier, « Leaders du troisième type », paru en septembre 2016, traite de la question de l’émergence de leaders « augmentés ». Rencontre. 

La confiance selon
Gérald Karsenti
Pour Gérald Karsenti, l'ère du digital se caractérise par l'émergence de leaders "augmentés", plus agiles, courageux et créatifs.

A l'avenir, toute entreprise devra selon lui développer ses stratégies en prenant en compte les différents milieux culturels dans lesquels elle évolue.
Il estime que l’environnement et le parcours sont fondamentaux pour devenir un leader.
Vous avez consacré un ouvrage à la question des « Leaders du troisième type ». Quelles sont selon vous les causes de la mutation actuelle du leadership ? Les transformations majeures surviennent toujours lorsque les hommes éprouvent le besoin de donner du sens à leurs actions. La période actuelle se caractérise par un manque de repères. L’entreprise paternaliste que nous avons connue il y a quelques décennies donnait une signification au travail du salarié en l’inscrivant dans un projet commun. Aujourd’hui ce modèle a disparu, et la majorité des entreprises sont focalisées sur des objectifs de court terme. Il est difficile pour le collaborateur d’y trouver sa place. Le digital permet des avancées formidables, mais son principal inconvénient reste d’isoler les gens et de les rendre dépendants de la technologie. C’est pourquoi nous avons aujourd’hui plus que jamais besoin de redonner du sens à nos actions, d’être transportés par de grands idéaux, de vivre des engagements. Les gens se tournent vers de nouveaux leaders capables d’incarner ces idéaux.
Quel est le portrait-robot du leader du troisième type, ou leader « augmenté », comme vous le nommez ? Contrairement à ses prédécesseurs, le leader augmenté n’émergera pas seulement grâce à l’intelligence mathématique. Celle-ci a constitué le principal critère de sélection des dirigeants pendant des décennies et donc de modèle d’éducation. Cette organisation est apparue lorsque notre société a basculé dans le monde industriel, à un moment où il était nécessaire de reconstruire le pays. Ce système, dominé par les ingénieurs, a perduré jusqu’à l’éclatement de la bulle Internet de 2001-2002. Le leader augmenté disposera de plusieurs formes d’intelligence : l’intelligence analytique bien sûr, mais aussi l’intelligence émotionnelle, qui permet de déceler les compétences et les limites d’autrui, et l’intelligence relationnelle, essentielle pour construire des réseaux. Il se caractérisera aussi par son courage et par sa capacité à définir une vision. Il devra savoir inspirer les équipes qu’il dirige. Enfin, certaines qualités telles que l’humilité ne sont pas considérées aujourd’hui, mais deviendront incontournables dans les années à venir. Ce trait de caractère est important car il permet de savoir s’entourer de personnes compétentes et de s’enrichir à leur contact.
Les leaders actuels sont-ils selon vous dépourvus de ces qualités ? Les personnes en place actuellement attestent d’une formation solide, mais sont trop souvent déconnectées de la réalité du terrain. Nous avons désormais besoin d’une nouvelle élite capable de faire passer le collectif avant l’individuel. Je divise les leaders en 3 types en m’inspirant des théories de Sigmund Freud sur les types libidinaux, narcissiques, érotiques et obsessionnels. Les leaders actuels relèvent pour la grande majorité du premier type : le leader narcissique. Ils sont issus pour la plupart du baby-boom et de la génération X. Ceux-ci portent le désir de changer le monde et de laisser une trace de leur passage. Ils n’hésitent pas à prendre des risques pour atteindre leur objectif. Cette caractéristique est appelée à perdurer, mais elle diminuera en poids et en importance à l’avenir.
Le leader du deuxième type est un narcissique augmenté. Celui-ci intègre une part d’érotisme. Ce terme peut induire en erreur : il ne s’agit en rien de leaders ayant des comportements sexuels particuliers ou ambigus, mais d’individus ressentant le besoin chronique d’être aimés. Ils ont à cœur d’être reconnus et valorisés. Charismatiques et impactants, les leaders du deuxième type savent définir une vision de long terme et entraîner les autres dans leur sillage. Le leader du troisième type se caractérise par son agilité, son adaptabilité, sa créativité, son courage et son optimisme. Inventifs, ils sont capables de bousculer le statu quo. Chez le leader du troisième type, le côté narcissique restera présent, mais l’érotisme constituera le trait dominant. La fibre narcissique lui apporte une vision stratégique et un sens de l’exécution, tandis que la composante érotique lui permet de s’adapter aux aléas du monde actuel.
Le leader du troisième type se caractérise-t-il par une vision à plus long terme ? En effet. Il ne sera pas entièrement détaché des résultats à court terme, mais son attention se portera sur la pérennité de l’entreprise sur le temps long. Il sera capable de prendre en compte des facteurs sous-estimés aujourd’hui. Je pense par exemple aux considérations environnementales. Le leader de demain sera sensible à ces sujets, et saura les intégrer à sa stratégie. Il sera attentif à la mixité et intègrera la diversité sous toutes ses formes. Il ne fait pas de doute que le monde est en train de muter. Les entreprises ont fait éclater les frontières. Demain, aucune organisation ne pourra rester cantonnée à son marché domestique, ni même se penser supranationale. Toute entreprise devra développer ses stratégies en prenant en compte les différents milieux culturels dans lesquels elle évolue.
Les hommes, qui occupent aujourd’hui 
la plupart des postes à responsabilité, 
sont peu nombreux à accepter 
d’accorder une place aux femmes.
Les entreprises françaises peinent-elles à s’emparer de ces sujets ? Nos entreprises perçoivent la nécessité de transformer les processus et de changer les mentalités. Toutes ne s’emparent pas de cette problématique au même rythme, mais la tendance est positive dans l’ensemble. De plus en plus de comités exécutifs d’entreprise s’internationalisent. En revanche, la question de la mixité peine à avancer. Le sujet est sensible : les hommes, qui occupent aujourd’hui la plupart des postes à responsabilité, sont peu nombreux à accepter d’accorder une place aux femmes. De leur côté, les femmes doivent se révolter davantage face à une situation où elles ne voient accorder que des miettes : séminaires, tables rondes, symposiums…
Quel est votre regard sur la loi Copé-Zimmerman, qui vise à promouvoir la mixité au sein des conseils d’administration ? J’avais initialement des réserves à l’égard de la méthode des quotas. On peut y voir, du point de vue des femmes, un côté presque insultant. Cette méthode génère par ailleurs parfois des réactions négatives. Les femmes peuvent avoir l’impression d’être imposées, tandis que certains hommes ont le sentiment de se voir refuser des postes ou des responsabilités pour ce seul motif. Cela provoque des rancœurs. Ceci étant dit, il faut reconnaître que cette méthode a permis d’amorcer un mouvement [les conseils d’administration sont passés de 26,2% de femmes en 2013 à 38% en 2016 sous l’action de la loi, NDLR].
L’apparition de leaders « augmentés », plutôt caractérisés par l’intelligence émotionnelle, est-elle principalement liée à une question de génération ? Les générations Y et Z ont grandi avec les réseaux. Ils s’orienteront naturellement vers un leadership augmenté. On observe d’ailleurs d’ores et déjà que les jeunes sont très sensibles à la protection de l’environnement et aux questions de mixité et de diversité. Mais être un leader du troisième type n’est pas uniquement conditionné par la génération à laquelle on appartient. Une partie de ceux qui sont actuellement au pouvoir, notamment ceux issus de la génération X, est appelée à se transformer avec l’émergence de nouvelles générations aux postes de commandement. Bien que difficile, cette mutation semble possible, en particulier pour les leaders appartenant à la tranche d’âge allant de 37 à 45 ans.
Qui incarne aujourd’hui selon vous la figure du leader du troisième type ? Je pense au directeur général de Michelin, Jean-Dominique Senard, qui se distingue par son humilité et son rapport à l’autre. Je pourrais aussi citer Jean-Pascal Tricoire, le PDG de Schneider Electric.
L’environnement et le parcours 
sont fondamentaux 
pour devenir un leader.
Quelle différence établissez-vous entre leader et manager ? Un manager est celui qui pilote une organisation dans un cadre organisationnel défini selon des règles précises. A l’inverse, le leader ne s’inscrit pas dans le contrôle, mais dans le changement. Le terme de leader ne recouvre pas un poste mais une perception. Celle-ci n’est pas liée à une hiérarchie ou à une fonction. Certaines personnes managent des centaines de personnes mais ne sont pas perçues comme des leaders. A l’inverse, d’autres ont une réputation de leaders sans diriger d’équipe. Il est rare de devenir un leader sans avoir été un manager. En revanche, certains restent managers toute leur vie sans jamais devenir leader.
Peut-on selon vous décider d’être un leader ? Il existe plusieurs écoles. Certains pensent que le leadership est inné. Des chercheurs ont d’ailleurs détecté un gène supposé être lié au leadership, connu sous le nom de « rs4950 ». Il permettrait à certains individus de démarrer dans la vie avec un avantage compétitif. Cependant, selon moi, être porteur de ce gène ne fait pas systématiquement de nous un leader. Je pense plutôt que chacun dispose à la naissance d’un certain nombre de qualités et de défauts. Le travail et la volonté font le reste. L’environnement et le parcours sont fondamentaux pour devenir un leader. Celles et ceux qui ont la chance de grandir à l’ombre d’un père ou d’une mère leader, d’étudier auprès de professeurs inspirants ou de travailler au sein d’une entreprise où les dirigeants sont de véritables moteurs, ont davantage de chances de devenir eux-mêmes des leaders.

Voilà à quoi ressemblera le leader de demain, Gérald Karsenti, Les Echos

Et si c'était vous ...

VOILÀ À QUOI RESSEMBLERA LE LEADER DE DEMAIN

Par Gérald Karsenti, président de la filiale française Hewlett Packard Enterprise |  mis à jour le 29/12/2016



TRIBUNE // Face aux multiples défis économiques, sociétaux, environnementaux, nous aurons besoin de nouveaux leaders. Gerald Karsenti nous explique en quoi ces derniers seront différents.

Plongés au cœur de la 4ème révolution industrielle, avec des startups bousculant l’ordre établi dans tous les secteurs d’activités, nous avons tous un devoir de remise en cause.


Face à la déferlante d’innovations, entreprises et gouvernements doivent s’adapter. Des leaders d’un nouveau genre émergent peu à peu pour accompagner ces mutations profondes. Je les ai appelés les “leaders du troisième type”.

En quoi sont-ils différents de leurs prédécesseurs ?

Avant toute autre chose, ils ne sont plus narcissiques, du moins pas dans la forme dominante. Les leaders aux commandes un peu partout depuis des décennies présentent certes des qualités indéniables qui font d’eux de prime abord des leaders naturels, mais leur égo bien souvent démesuré et non maîtrisé les amène presque toujours à sombrer tôt ou tard dans l’excès.

Le monde d’aujourd’hui n’est plus adapté pour ce type de profil. La caractéristique narcissique ne doit pas pour autant disparaître, elle doit être complétée par d’autres attributs pour former un ensemble plus équilibré.

Un leader "du troisième type"

Le leader de demain - du troisième type - sera donc différent. Aux qualités que l’on retrouve chez tous les narcissiques dominants, comme la capacité à définir une vision, le courage ou la persévérance, vont s’ajouter des attributs supplémentaires que nous pouvons regrouper en sept catégories :
- Une approche créative, en créant un environnement propice à l’innovation, en misant sur l’intelligence émotionnelle et la curiosité.
- Une exemplarité irréprochable, en devenant source d’inspiration et valeur d’exemple pour les autres.
- Une certaine dose d’humilité, en étant accessible, empathique, à l’écoute des autres.
- Un véritable esprit collaboratif, en créant une réelle cohésion entre les équipes et en rassemblant les talents autour de projets collectifs.
- Une capacité à déléguer, en faisant confiance, en sachant s’entourer.
- Une aptitude à donner du sens, en répondant à la question fondamentale du “pourquoi”.
- Une démarche centrée sur les clients et l’humain, en redonnant corps à ce qui est vraiment fondamental.
In fine, le leader de demain possède plusieurs formes d’intelligence. Il sait gérer son égo, n’est pas centré sur lui-même et porte un projet collectif et inspirant, car porteur de sens. Il est à l’écoute des autres. Il sait qu’il ne sait rien ! Il a besoin des autres et de leurs compétences.

Sans âge ni sexe

Sa devise pourrait être : “pour réussir il faut disposer des bons talents aux bons postes pour accomplir les bonnes actions aux bons moments”.
Il intègre la diversité sous toutes ces formes et fait de la parité un objectif primordial. Il est digital par nature et porte une responsabilité sociétale. Agile, il prend le meilleur des deux mondes, il garde les bons côtés du narcissisme et se dote de nouveaux attributs pour devenir… un leader augmenté.
Les leaders du troisième type n’ont pas d’âge. Il peut s’agir de fondateurs de startups d’à peine la trente ans, ou de dirigeants plus aguerris.

Les leaders du troisième type sont aussi bien féminins que masculins, les femmes trouvant dans ce monde fondé sur la créativité un espace plus équitable.
Les leaders du troisième type ne sont pas parfaits. Ils sont juste différents, porteurs d’une autre démarche, tournés vers le futur.
                                                                                         
Et bonne nouvelle, tout le monde est potentiellement capable de devenir par étape un leader du troisième type et de partager ainsi… une part de rêve !


11 octobre 2016

Avec Stéphane Soumier: « Good Morning Business » sur BFM Business


Cliquez sur la photo pour accéder à la vidéo
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Le 6 Septembre dernier,  Stéphane Soumier m'a interviewé dans le cadre de son émission “Good Morning Business”. A l’occasion de la sortie récente de mon livre « Leaders du troisième type » aux Editions Eyrolles, nous avons discuté de l'évolution du leadership à l'ère du numérique.
C'est suite à l’intervention à Oxford University de Michael Maccoby, professeur à Harvard, que l'idée d'écrire ce livre m'est venue.  Sa théorie était que les leaders sont d'une essence narcissique, et meme narcissique dominant, et que face à la complexité du monde, c'est le seul profil apte à réellement diriger.
Si je suis convaincu que le leader de demain devra conserver une fibre narcissique, j'ai aussi la conviction que son profil va considérablement évoluer, en développant de nouveaux attributs de personnalité.
Il devra être plus créatif, plus agile, plus collaboratif et faire prevue d'humilité. Il lui faudra en réalité savoir s'entourer, écouter, collaborer afin de rassembler les compétences et les talents dans un objectif collectif. . Il intégrera toutes les formes de diversité et saura donner du sens à son engagement et à celui des autres.
Le leader narcissique évoluera donc vers le "Leader du troisième type", en passant parfois par le stade du "Narcissisme augmenté".
Pour voir ou revoir mon intervention, je vous invite à cliquer ci-dessous: Lien BFM

29 août 2016

Portrait du patron idéal selon les jeunes de 25 ans !

  Image prise ici

Bonjour à tous,

Je vous invite à lire cet article révélateur des attentes de nos jeunes, de leur vision sur le patron qu'ils souhaitent avoir, leur vision du leader de demain.

En synthèse, il recherche une communication ouverte et honnête, une certaine solidité, de l'empathie et au final qu'il joue un rôle de mentor avec cette capacité de "faire confiance" ...

Que du bon sens !

 Image prise ici

Commerce et numérique : où sont les femmes ? Sur le terrain, ce n'est pas encore gagné !

Il y a quelques semaines, deux managers de mon équipe - Bruno Buffenoir Vice-Président, Directeur Général des Ventes et Nathalie La Rosa, Responsable de la gestion des compétences commerciales chez Hewlett Packard Enterprise - ont participé à une table ronde divisée en deux parties, au sein de l’école Euridis. Celle-ci avait pour thème “Commerce et Numérique : où sont les femmes ?”, un thème qui n’est pas sans rappeler un sujet qui me tient à cœur : la mixité dans les entreprises. De nombreuses entreprises telles que Capgemini, Orange, Randstad,Oracle ou Talentia Software ont participé au débat sur la féminisation de la fonction commerciale. Chacun a pu partager ses initiatives et expériences. 


L’objectif de la première partie était de poser un constat sur la place des femmes dans le monde de l'entreprise, avec un focus sur les femmes dans la fonction commerciales et dans le numérique. 
Bruno Buffenoir y a notamment évoqué le rôle des femmes dans ses équipes et de l’importance de la parité, insistant sur la nécessité de faire évoluer la posture managériale. Il a ainsi souligné qu’il y a encore beaucoup de barrières à lever, dont celle du risque de cantonner les femmes dans des aptitudes de "genre", où l'on met habituellement en valeur des caractéristiques d'empathie ou de douceur, ... ce qui est notoirement réducteur bien entendu. 

Il est démontré qu'un équilibre hommes femmes dans une équipe commerciale était un véritable atout dans la négociation commerciale. Les femmes se révèlent aussi fermes et combatives que leurs homologues masculins, et souvent ... plus performantes ... grâce à leur sensibilité, leur capacité d'écoute et leur pugnacité. Il faut néanmoins se garder de tomber dans les stéréotypes excessifs.  

Bruno a également précisé que le recrutement des commerciaux n’est pas une question de genre, mais de valorisation du métier. 


De gauche à droite : Bruno Buffenoir, Viviane Chaine Ribeiro (Talentia Software), Hélène Chinal (Capgemini Technology Services) ,Fabien Junique (Orange Business Services) et Anne Zerbin (Randstad). 

La seconde partie était axée sur les actions, les solutions et les préconisations où chaque intervenant  a évoqué les actions engagées par leurs entreprises pour recruter, développer les compétences et fidéliser les femmes. 

Nathalie La Rosa a présenté ce que nous proposons en interne pour accompagner la carrière des femmes chez Hewlett Packard Enterprise et ainsi aider à la féminisation de la fonction commerciale dans le secteur technologique. 

Les femmes sont parfois "paralysées" dans un métier où confiance en soi est un atout essentiel. Elles ont toujours des blocages à ce niveau. Ainsi, par le biais de notre université interne, mais aussi par des séances de coaching, nous essayons de les accompagner dans leur développement personnel. Nous avons également développé au sein de Hewlett Packard Enterprise un programme dédié au partage d’expériences et à l’accompagnement : le "Club Avenir”. Ce programme permet à des cadres d’échanger avec des managers/experts - au travers d’événements spécifiques ou de suivre des formations spécifiques -  sur des réflexions collectives abordant des problématiques de leadership. 

Enfin, il existe un réseau interne dédié aux femmes mais ouvert aux hommes : WoMen@Work. L'objectif n'est pas d'écarter les hommes, mais d'apprendre avec eux à décoder les règles masculines pour que les femmes puissent évoluer à armes égales. 

La route est encore longue et il est essentiel que l’entreprise s'engage à l'avenir vers encore plus de flexibilité, car c’est bien souvent un gage d’efficacité et un moyen de retenir les talents, hommes et femmes confondus. 

Et comme toujours l'action compte plus que la parole !

Nathalie de la Rosa, deuxième en partant de la gauche


30 mai 2016

Avec David Abiker "C'est arrivé cette semaine" sur Europe 1





Samedi dernier, j’étais interviewé par David Abiker dans le cadre de son émission « C'est arrivé cette semaine ». Ce fut l’occasion pour moi de répondre à ses questions sur des thèmes aussi divers que l'emploi en France ou la baisse de l’investissement étranger sur notre territoire, mais aussi et surtout de mettre en avant les atouts français pour relancer la croissance.


J’ai cette conviction chevillée au corps qu’il est temps de reformer notre pays en profondeur, que la majeure partie des français sont prêts à cela, pour peu que nous sachions expliquer les raisons rendant ces transformations inéluctables.


Les atouts de la France sont en effet nombreux : qualité de l’enseignement, force de notre R&D, de nos dispositifs de soutien à l’innovation (Crédit Impôt Recherche notamment), écosystème des "startup", infrastructure, qualité de vie, etc. Mais pour réussir et générer de belles vitrines au rayonnement international, il convient de nous doter d’un cadre social et fiscal plus approprié. C’est à ce prix que nous pourrons attirer plus de talents et les sièges sociaux internationaux, éviter la fuite des capitaux et développer de nouveaux potentiels.

Avec Alain Roumilhac, co-auteur du livre que nous venons de publier chez Eyrolles, "Terres Nouvelles, Droit Devant", nous abordons ces sujets, notamment le lien entre la digitalisation des entreprises et de la société toute entière et les conséquences sur l'emploi et les compétences.



Un gros chantier nous attend mais c’est cela même qui est motivant. Pour écouter ou réécouter mon intervention, ci-dessous le posdcast de l’émission ou vous pouvez m'entendre à partir de 9m54 :






27 mai 2016

Semaine Centrale Supelec "Ingenieurs Entrepreneurs ou comment faire décoller l'envie d'entreprendre !"


J’ai participé ce lundi en compagnie de Tanguy de la Fourchadière, d'Emmanuel Chain, de Xavier Fontanet, d'Alain Crozier et d'Augustin de Romanet à la Semaine "Ingénieurs Entrepreneurs" qui se déroulait  du 23 au 27 mai à Centrale Supélec. Cette initiative, soutenue par le MEDEF, l’Association Jeunesse et Entreprises, le METIl’Association des Centraliens et l’Association des Supélec avait pour objectif d'engager une réflexion sur l’entreprenariat scientifique et technique, portée par des intervenants venus du monde de l’entreprise, de l'enseignement ou de la recherche.

Ont été abordés des thèmes aussi variés que le développement et l’attractivité des entreprises, l’incubation et la création de start-up ainsi que les perspectives données aux carrières d’intrapreneurs, phénomène en plein développement au sein des entreprises. 



En synthèse,  mon propos était le suivant :
  • La jeunesse est digitale ! Elle est créative et peut apporter beaucoup à l'entreprise. Mais les salariés plus expérimentés ont un savoir-faire considérable. Il est souvent différent et complémentaire. Du coup, je crois beaucoup à l'intergénérationnel où chacun peut apporter sa valeur ajoutée à la construction de l'édifice. Donner de véritables missions aux jeunes et les encadrer pour qu'ils puissent apprendre est sans aucun doute la bonne démarche; 
  • Beaucoup de jeunes veulent se lancer dans la création d'un startup. 25% des promotions de Central Supelec par exemple ... c'est parfait. Il nous faut des entrepreneurs. Il nous faut des startup qui deviennent des entreprises et qui se développent à l'international ... au bout c'est plus de croissance et plus d'emplois !
  • Mais les startup ont aussi une autre avantage, elles poussent les PME et les grandes entreprises, le monde plus "traditionnel" à se réinventer. Je suis persuadé que cette fois le virage digital est en train de se prendre. Les entreprises ont pris conscience de la nécessité de bouger et vite. Les jeunes sont donc là aussi incontournables. Dans les grandes entreprises en particulier, ils peuvent aider à la remise en cause des statu-quo.


  • En revenant sur les startup, nous avons créé un programme chez Hewlett Packard Enterprise : Promo Start-Up. Lancée en 2014, cette initiative souligne notre engagement autour de l’innovation et de l’esprit d’entrepreneuriat. Avec ce programme,  nous souhaitons apporter toute notre expérience et notre savoir-faire pour favoriser et accélérer l'émergence de start-up hexagonales et ainsi contribuer à créer toutes les conditions pour leur réussite. Le détail des programmes est dans le lien ci-dessus. 
Je vous invite à regarder cette vidéo qui nous parle d'intrapreneuriat social et montre qu'il n'est jamais trop tard pour donner du sens à sa vie professionnelle. Elle est d'un complément intéressant. 

Je salue au passage le dynamisme de ces deux écoles, Centrale Paris et Supelec, qui n'en font qu'une aujourd'hui et qui n'en sont que plus fortes ! 


11 mai 2016

Sortie de mon dernier livre coécrit avec Alain Roumilhac: Terres Nouvelles, Droit Devant !

J'ai le plaisir de vous annoncer la sortie de mon dernier ouvrage co-écrit avec Alain Roumilhac, Président de ManpowerGroup France, une conversation animée par Christian Boghos, président de la Fondation ManpowerGroup France.
 
Digital, emploi, competences
Terres nouvelles, droit devant ! 
 
La technologie permet de tout envisager: 
- digitalisation des entreprises, 
- disruption de l'économie, 
- refonte sociale, 
- évolution du leadership, 
- redéfinition des competences

 
Rien n'échappe au tsunami qui nous frappe. 
Et vouloir maintenir le statu quo n'est plus de mise. 



 
Confrontés à ces mutations, nous nous sommes retrouvés avec Alain Roumilhac pour partager notre
analyse et notre vision de ce que demain nous prépare ... et continuer à agir.

Vous pouvez le trouver sur Amazon et sur le site d'Eyrolles.

 
 
Vous trouverez ci-dessous, une video de lancement récapitulant les grands sujets de notre livre. En espérant que cette conversation soit source pour vous d'inspiration et d'idées !

Bonne lecture ! Gérald

video

 

02 mai 2016

Intervention au DojoDej : entreprendre avec passion dans un monde digital !



Bonjour à toutes et à tous, 

Ce jeudi 28 avril, je suis intervenu lors d'un #DojoDej au Café-Restaurant Les Editeurs sur le thème "Diriger dans un monde digital". 
Cette initiative à été organisé par ClubDojoun club d’affaires qui réunit une communauté d’entrepreneurs - essentiellement des entrepreneurs de petite taille, des TPE, des start-ups, des professions indépendantes voire des commerçants – autour de la notion de partage de réseaux et d’expertises.
L’objectif est pour eux d'accompagner les entrepreneurs de partages d'expériences, en proposant des échanges, des formations et de nombreux services. Ces partages croisés sont évidemment très productifs pour les membres. Les événements comme le #DojoDej ont pour but d’aider les entrepreneurs à trouver des réponses aux nombreuses questions qu’ils se posent au quotidien.



Au cours de ce déjeuner, nous avons bien sûr discuté de la "disruption" actuelle, de la capacité de certains à développer de nouvelles façons de faire et de nouveaux savoir-faire. Nous avons échangé plus largement autour de l'entrepreneuriat. Des mots ont aiguillé mon propos: courage, optimisme, créativité et bien sûr passion. Cela ne signifie pas qu'il faille toujours créer une entreprise autour d'une passion, mais plutôt que toute entreprise doit être construite avec passion. Et c'est cette passion qui est au final le moteur de l'action. 

Je vous propose de regarder cette courte video, présentant une vision de l'entrepreneuriat ... un optimisme contagieux !